Longue promenade dans les quartiers autour de l’Hôtel de Ville de Lyon (3e commune de France en population).
Si le site semble habité depuis la Préhistoire, la première ville, Lugdunum, date de 43 av. J.-C. Sous l’Empire romain, elle devient une puissante cité, capitale de la Gaule. À la Renaissance, Lyon se développe considérablement pour se transformer en une grande ville commerçante européenne. Ce second âge d’or est fauché par les guerres de Religion.
L’hôtel de ville est construit dans le quartier des Terreaux, suite à la décision du Consulat d’édifier un bâtiment digne de la cité en 1644. Mais les travaux se terminent en 1672 et auront duré 26 ans. Le palais communal passe pour être le plus vaste et le plus somptueux des hôtels de ville en France à cette époque. Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 12 juillet 1886.
La place des Terreaux abrite notamment la fontaine Bartholdi, réalisée par le sculpteur éponyme et inaugurée en 1892 sous l’appellation de « Char triomphal de la Garonne ». Bartholdi écarte les sites du cours Perrache, de la place de la République et du parc de la Tête d’or, puis demande le déplacement de la fontaine de Tourny (installée en 1854). La place des Terreaux est réaménagée en 1994 par Christian Drevet, Laurent Fachard et Daniel Buren, avec notamment une alternance orthogonale de 68 mini-fontaines composées de jets d’eau à hauteur variable, bordés de 14 piliers de rayures Buren noires et blanches, ainsi qu’un quadrillage de mêmes rayures.
L’opéra de Lyon, anciennement Grand Théâtre, a été construit en 1831 par Antoine-Marie Chenavard et Jean-Marie Pollet, puis restructuré et agrandi de 1989 à 1993 par Jean Nouvel, lauréat du prix de l’Équerre d’argent. Ne sont conservés que les quatre façades et le foyer du public. Au final, l’opéra se compose de 18 étages dont les cinq derniers se situent dans la verrière qui culmine à 42 m.
L’église Saint-Nizier constitue un des plus importants lieux de cultes de Lyon, notamment en termes d’ancienneté et de prestige. L’édifice est attesté dès le Haut Moyen Âge. Après l’an mille, l’importance de Saint-Nizier va croissante et crée des tensions avec la principale église lyonnaise, la cathédrale Saint-Jean. Entièrement reconstruite aux XIVe et XVe siècles en style gothique flamboyant, l’église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques en 1840.
La quai de la Pêcherie est occupé en fin de semaine par les bouquinistes. Il faut prendre le temps d’admirer la gigantesque fresque de la Bibliothèque de la cité, qui est parsemée de citations et dédiée aux écrivains de la région.
Le promeneur peut également s’armer de courage et monter la colline de la Croix rousse. Arpenter les rues étroites. Humer une atmosphère quasi villageoise. Admirer les tags plus récents ou les fresques plus anciennes. Notamment la Fresque des Lyonnais réalisée en 1995 et devenue un vrai point d’attraction. 31 personnes célèbres de la région sont représentées. S’arrêter devant l’amphithéâtre des 3 Gaules construit en 12 av JC pour réunir les délégués des 60 tribus gauloises. Un lieu hors du temps perdu au milieu du paysage urbain. Déambuler dans les cours intérieures et contempler l’escalier majestueux du 19e, lieu de réunion d’une confrérie de canuts, dans la cour des Voraces.