Autour de la Place Bellecour – Lyon – Avril 2024

Poursuite de la balade dans Lyon à partir de la Place Carnot. A proximité, se découvre la Basilique Saint Martin d’Ainay, classée au titre des monuments historiques en 1840. Un écrit de 859 mentionne la fondation d’un monastère à Cessieu. L’église abbatiale est construite à la fin du XIe siècle. À la Révolution, le palais des abbés est rasé et l’église devient un grenier à blé. Elle est restaurée au XIXe siècle selon un style néo-roman et garde, malgré son histoire mouvementée, une réelle unité de style. Notamment le clocher-porche en façade qui culmine à 31 mètres.

Il faut prendre le temps de rejoindre les Quais côté Rhône pour flâner, admirer les ponts XIXe avec leurs lampadaires et profiter de la vue sur les bâtiments anciens ou ultra modernes de l’autre versant du fleuve

Les premiers bâtiments de l’Hôtel-Dieu sont attestés en 1184. De facture modeste avec un prieuré et une petite église ouverte aux nécessiteux. La municipalité, face à l’expansion de la population, rachète l’édifice en 1478 pour le reconstruire. Malheureusement, il ne reste rien de cette construction après les multiples remaniements des XVIIe et XVIIIe siècles. L’Hôtel-Dieu a été un centre hospitalo-universitaire dont les services ont été progressivement transférés. Une reconversion est annoncée en 2010, par Eiffage Construction avec Albert Constantin (architecte lyonnais) et Didier Repellin (architecte en chef des Monuments historiques). Un hôtel de luxe ouvre en 2019. Les rez-de-chaussée sont destinés aux activités commerciales et les cours intérieures ouvertes au public. L’édifice est classé monument historique le 21 novembre 2011 et mérite un large détour pour admirer les couloirs, escaliers, façades, etc. d’un bâtiment exceptionnel.

La charmante place des Célestins existe sous sa forme actuelle depuis le début du XIX siècle et doit son nom aux religieux de l’ordre du même nom (installés de 1407 à 1778). Elle abrite un superbe théâtre avec colonnades, statues et tympan. Mais également une particularité plus curieuse. Il faut descendre dans le parking souterrain pour contempler un jeu de lumière très original sous la forme d’une boule genre années 80. Des stries de lumières apparaissent de manière aléatoire en fonction du mouvement de cette dernière.

La Place des Jacobins est nommée en 1782 du nom des religieux qui ont occupé le côté sud. Rebaptisée à plusieurs reprises en fonction des événements politiques, elle reprend ce nom en février 1871, après la chute du Second Empire. En 1877, il est décidé d’ériger une nouvelle fontaine. Un concours est lancé. Le projet de Gaspard André est approuvé. Un second concours attribue la conception des quatre statues principales à Degeorges. Le monument magnifique (à admirer sous tous les angles) inauguré en 1885 est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1992.

Il faut pousser jusqu’aux Quais côté Saône, profiter des bâtiments du XIXe et admirer la vue superbe sur la colline avec ND de Fourvière. Descendre le long du fleuve et profiter du superbe portail travaillé de l’église Sainte Blandine, le calme et la lumière intérieurs.

« de 4 »