Longue promenade pour se mettre en forme en passant par la Gare de l’Est, le Centre Pompidou, la rue de Rivoli, les Champs Elysées, la Seine et le Grand Palais.
Le voyageur ne peut pas louper la pyramide du Louvre, constituée de verre et de métal, située au milieu de la cour Napoléon. Elle abrite l’entrée principale du musée. Commandée par François Mitterrand en 1983, elle a été conçue par l’architecte sino-américain Ieoh Ming Pei. La structure métallique pèse 200 tonnes et s’élève à 21,64 mètres. Elle est la première grande construction à utiliser le verre feuilleté. Elle a été inaugurée le 4 mars 1988. La controverse lors de la présentation du projet en 1984 a disparu et les touristes affluent du monde entier pour la photographier.
A proximité, les « Deux Plateaux », appelés les « colonnes de Buren », est une œuvre d’art de Daniel Buren réalisée en 1994 avec l’aide de Patrick Bouchain dans la cour d’honneur du Palais-Royal. D’un caractère volontairement urbain (asphalte et caillebotis en acier), investi comme un terrain de jeux par le grand public, elle offre un contraste saisissant avec la solennité du lieu (Conseil constitutionnel, ministère de la Culture, Conseil d’État et Comédie-Française). Sur 3 000 mètres carrés, 260 colonnes tronquées de marbre blanc, aux rayures blanches et noires d’une largeur unique de 8,7 cm, permettent aux visiteurs de s’assoir et de prendre de multiples clichés souvent décalés. L’installation en marbre de Carrare et des Pyrénées est une référence à la statuaire antique.
Entre Le Louvre et le Conseil d’Etat, sur la place, a été érigé pendant un long intervalle un curieux bâtiment en verre qui reflétait les bâtiments et les passages des promeneurs.
Le jardin des Tuileries créé au XVIe siècle (à l’emplacement d’anciennes tuileries) est délimité par le palais du Louvre et la place de la Concorde. Plus important et plus ancien jardin à la française de la capitale, il est classé au titre des monuments historiques depuis 1914. Catherine de Médicis avait racheté ces terrains et, à partir de 1564, commencé l’aménagement d’un jardin à l’italienne avec des compartiments rectangulaires comprenant des plantations différentes. Il fallait observer au moment de cette promenade ces curieux empaquetages des statues. Petite référence à Christo peut être.
Après le traditionnel passage sur les Champs Elysées (avec ce mélange détonnant entre l’ancien et l’ultra contemporain), l’Arc de Triomphe et les bords de Seine, la balade se termine par le fabuleux Pont Alexandre III, ses magnifiques statues dorées et sa vue à 360° sur le Grand Palais ou l’Esplanade des Invalides. Inauguré pour l’Exposition universelle de Paris en 1900, le pont était destiné à symboliser l’amitié franco-russe, instaurée par la signature de l’alliance en 1891 entre l’empereur Alexandre III et le président de la République française Sadi Carnot. La première pierre fut posée par le tsar Nicolas II de Russie et le président Félix Faure le 7 octobre 1896. Le cahier des charges prévoyait qu’il soit suffisamment plat pour qu’on puisse voir entièrement les Invalides depuis les Champs-Élysées. Il est classé au titre des monuments historiques depuis le 29 avril 1975.